J'ai décidé de me remettre à l'écriture. A vrai dire je n'ai jamais cessé d'écrire ou de penser à ce que je pourrais écrire mais le temps me manque souvent. J'ai pourtant envie d'aller au bout de ce projet que j'ai entamé il y a très très longtemps. J'aime écrire, j'aime lire... j'espère que vous prendrez plaisir à découvrir cet extrait qui pourrait s'appeller "Merciless Cult" en hommage au merveilleux titre de Dir en grey...
- - - - - Il pleut. Dehors les nuages pleurent, les gouttes tombent, les arbres brillent de leurs feuilles humides. Les gouttes tombent dans un petit bruit qui coule sur la vitre ou résonne sur le sol. Umi est assis, à demi adossé au cadran de la fenêtre. Ses yeux sont fermés et il écoute attentivement le bruit de la pluie. Certaines gouttent raisonnent plus que d'autres et se diffusent dans les flaques où elles disparaissent. Umi ferme les yeux et dans le son de l'eau il imagine une mélodie aussi mélancolique que lui. Une mélodie touchante et envoûtante. Dans sa tête d'autres bruits subtiles et enivrants s'ajoutent à cette mélodie simple et pure. La mélancolie est douce, elle sait se faire aimer. Il aimerait y mettre des mots pour lui dire sa tristesse et tout son amour. Alors il susurre les premières paroles adressées à cette tristesse romantique. Enfermés derrière la fenêtre les mots se fanent au contact de la vitre froide. Les suivants coulent comme des cris, comme les gouttes puis ils semblent redoubler de force pour s'échapper plus loin encore... « toi le pessimiste...tu voulais être romantique... » le tempo s'intensifie alors la mélodie se fait aussi plus forte, plus intense et coléreuse... « tu hurles ta colère... et encore... tu détruis... » la mélancolie est si forte qu'elle s'empare de l'air, puis de l'eau dans le ciel et la terre, dans le corps d'Umi frissonnant, dans sa bouche qui susurre comme fatalement. Et dans ses mots il lui construit un culte, il s'en empare et la supplie: « s'il te plait aime-moi » .